L’impact de la résistance aux antimicrobiens en Côte d’Ivoire

L’impact de la résistance aux antimicrobiens en Côte d’Ivoire

La résistance aux antimicrobiens (RAM) se produit lorsque les bactéries, les virus, les champignons et les parasites évoluent au fil du temps et ne répondent plus aux médicaments, ce qui rend les infections plus difficiles à traiter et augmente le risque de propagation des maladies, de formes graves et de décès.

En chiffres : en Côte d’Ivoire, en 2021, on a dénombrait –

  • 44 157 Décès causés par des infections bactériennes
  • 19 598 Décès liés à la résistance des bactéries aux antimicrobiens
  • 4 277 Décès liés à la résistance des bactéries aux antimicrobiens

On a enregistré, chez les enfants de moins de 5 ans, 3 107 décès liés à la RAM et 211 décès imputables à la RAM.

L’impact de la résistance aux antimicrobiens en Côte d’Ivoire

Le rôle des vaccins dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens

  • Les vaccins diminuent l’incidence des maladies, réduisant ainsi les utilisations appropriées et inappropriées des antimicrobiens.
  • La vaccination aide à diminuer l’émergence et la diffusion de la résistance aux antimicrobiens tout en allégeant le fardeau financier lié au traitement des infections résistantes aux médicaments.
  • Lorsque le taux de vaccination est élevé, les vaccins peuvent induire une immunité collective, aidant ainsi à protéger même les personnes non vaccinés contre l’infection.

Recommandations clés pour tirer parti des vaccins dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens en Côte d’Ivoire

Recommandations clés pour tirer parti des vaccins dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens en Côte d’Ivoire

  • Assurer une couverture vaccinale élevée pour l’ensemble des vaccins disponibles, y compris ceux contre le rotavirus, le pneumocoque, la fièvre jaune, le méningocoque, Haemophilus influenzae de type b et la tuberculose (BCG).
  • Incorporer les objectifs de lutte contre la résistance aux antimicrobiens dans la politique nationale de vaccination et intégrer des indicateurs relatifs à la résistance aux antimicrobiens dans la surveillance de routine de la vaccination.
  • Améliorer la couverture vaccinale en mobilisant les mères et les aidants, et en levant les obstacles socio-économiques qui freinent le respect du calendrier vaccinal.
  • Créer des financements nationaux dédiés aux vaccins à fort impact sur la résistance aux antimicrobiens, et s’appuyer sur leur coût-efficacité et leurs bénéfices économiques pour obtenir un cofinancement durable, national et partenarial.